-->

Monkey'z (h)K v.2.0

Bienvenue sur ce blog (hypo)khâgneux ! Vous y trouverez des Gaffiot, des Bailly, des références à Jean Pierre Richard, de la souffrance intellectuelle, de la procrastination [...] et surtout, des Khâgneux. "Des khâgneux hyperboliques, de beaux khâgneux" (le K.)





31 octobre 2007

Theatrum Khagnae, scène 2


Prof’ de latin d’hypokhâgne (souriante) : j’ai visité votre blog…

Nous (dubitatifs) : ah…

Prof’ de latin d’hK (impériale): vous faites beaucoup de choses avec votre Gaffiot… j’espère qu’il vous sert AUSSI, UN PEU, à faire du latin !

Nous : euh… évidemment !






[...]


Mox, Félix, perdu, au milieu des betteraves... Mimy ; )

29 octobre 2007

Un automne en Khâgne
Quidam autumnus in Khâgna






Déjà 8 semaines de khâgne dans les jambes, les muscles sont à peine chauds que déjà des crampes trop précoces paralysent mon mouvement. Je mords la ligne sans mordre la poussière, je suis presque disqualifié mais la course est encore longue, longue mais courte. Finir au pas de course sans profiter de l’effort et des plaisirs des ravitaillements en décônne, en bière et en connaissance, non merci, autant ne pas concourir. A nouveau, prendre le temps d’apprécier les instants khâgneux, le délice de dévorer ses draps réparateurs, tard le soir, après les épreuves d’une journée trop chargée mais jouissive, (re)trouver un Esprit, de la race de celui qui ensorcelait mon hypokhâgne, pour enfin s’envoler vers le paradis khâgneux. Je tâtonne, je cherche, j’invente le khâgneux qui est en moi et qui se souviendra de cette année lorsque l’Esprit sera depuis longtemps retraité, après avoir gagné sa place sous le soleil. Il reste un quart de l’année.


Pour Maeva...


Mon appareil photo aime à déambuler dans les couloirs du lycée muet le week-end pour capter tout et n’importe quoi, des ombres et des pierres, des feuilles et un Gaffiot. Je me demande souvent si je continuerai à voir des photos partout, comme certain(e)s voient partout des séquences de film, dès lors que j’aurais quitté l’internat et les murs de Poincaré. L’enceinte insipide et profane de la fac n’est pas piquante pour un drachme, la fadeur attriste des murs qui n’en sont pas : au lycée, les pierres ont une âme, chaque trait de lumière est un spectacle, chaque saison colore à sa manière les voûtes sereines. Après la khâgne, je rangerai mon vaillant objectif.





Je mets tout au placard et j’entre dans la nuit, je ne pouvais faire autrement pour m’ouvrir à cette année. Une profusion de sentiments, des espérances, des joies, des déceptions, ont été broyés et ressassés par la machine turbulente de la khâgne. On ne peut échapper à la précision d’un tel mécanisme. L’automne arrache la parure verdoyante des arbres pour mieux renaître quelques instants plus tard, il en sera ainsi pour le khâgneux…




28 octobre 2007

Une journée à Trèves : bière, jambon et Constantin (Par Baptiste & Yannick)


Un article rédigé par Yannick, au clavier, et Baptiste, tantôt se rasant, tantôt affalé sur son lit.


Il nous fallait une attaque et nous n’en trouvions pas. D’où Baptiste qui se moquait de moi en prétextant de commencer par quelque comparaison à haute teneur militaire, dont j’ai le secret, (et la manie, apparemment) : « les chars Leclerc de la rhétorique déferlaient sur la syntaxe harcelée par la mitraille etc. ». «Allons boire un jus d’orange », me dit Baptiste, car il en avait un posé sur son bureau ; et heureusement, il avait des gobelets qu’il avait subtilement dérobés lors de notre sortie à Trèves. Ainsi avons nous bu du jus d’orange, maltraitant la pauvre brique, et ainsi avions nous notre attaque. C’est du grand n’importe quoi, je vous l’accorde, mais voilà les joies de l’écriture en duo (ça vaut bien Nathalie Sarraute… et c’est pas du Begdeber comme dirait notre divin prof’ d’histoire).

Revenons à notre jambon. La journée avait bien commencé, 6h30, soit beaucoup trop tôt. Dans le bus, nous espérions quelques bonnes vannes sur les aléas des manœuvres des trières, lancées par notre bouillant Papi, feu professeur de français d’hK, pour nous sortir de l’épais brouillard du matin. Vain espoir, de son propre aveux et corroboré par sa femme, Papi « n’était pas chauffé… Peut-être au retour ! ». Touchant au but de notre périple, il nous restait à élire l’heureux professeur qui jouirait de notre présence tout au long de la journée. (Aie, me dit Baptiste, tandis qu’il se rase et que nous débattons des modalités de ce récit. A ce propos, il testait un nouvel après rasage…) La prof de latin s’empara de Baptiste tandis que les khâgneux optionnaires de lettres classiques et les historiens furent accaparés par le toujours divin prof’ d’histoire, qui ne voulait pas s’em…bêter avec les petits hypokhâgneux. Ainsi fûmes nous séparés, d’une manière fâcheuse, malencontreuse, très peu honorable, moi-même et Baptiste.

Stupeur et désespoir ! Cette visite qui avait si bien commencé n’aurait-elle pas pu devenir un véritable supplice, nous séparant, « parce que c’était moi, parce que c’était lui » ? Il n’en fut rien, ou si peu. La charmante Mme D., feu notre prof’ de latin d’hK, se chargea de guider le groupe de mon cher Baptiste dans les méandres de Trèves. Quant-à moi, haletant, je m’accrochais au rythme effréné de notre divin prof’, qui expédia le Landesmuseum en moins de 2h30, se frayant un chemin entre les hordes d’autrichiens et de touristes, qui décidemment ne connaissaient rien à Trèves. Alors que Baptiste, mis au défi par Mme D. de traduire quelques inscriptions, qui avaient traversé les âges, dans les trois musées différents de la ville, et qui s’en sortait comme il pouvait, c'est-à-dire, de manière honorable et pas fâcheuse du tout mais qui lui eût valu un 6/20 au concours de la rue d’ULM, j’explorais avec minutie et conscience un héritage qui se révélerait plus germain que romain, dans une taberna qui n’avait pas grand-chose d’antique. Le divin prof’ d’histoire, qui nous accompagnait toujours, n’était pas peu fier de son excursion : « nous on fait que des visites libres, un musée et un bar déjà ! » clamait-il à un collègue, qui se targuait d’avoir effectué deux visites guidées : entre nous, comme si des khâgneux avaient besoin d’un bavarois pour toucher à la latinité. En revanche, nul besoin d’un latin pour nous initier aux plaisirs de la Bavière. (Trèves n’est pas en Bavière mais ça sonnait bien.)

Après avoir attendu le Roy qui faisait la queue pour payer une seule et unique carte postale, et ce 10 min durant, nous nous sommes enfoncés dans les rues de Trèves pour trouver une Eglise baroque, négligeant de ce fait les deux dernières visites de la journée. Baptiste, de son côté, traduisait toujours du latin. Et encore du latin. Etant assez fâché contre ces bas-reliefs, qui auraient pu sommes toutes disparaître au bout d’un siècle et ne pas embêter notre latiniste, il tentait diverses traductions plus ou moins acrobatiques, et qui étaient accueillies avec surprise, ou déception, par Mme D., qui décidemment, ne semblait pas prête à abandonner ce cas désespéré (selon les termes de Baptiste). Quant-à moi, mes papilles balançaient entre des grossen frites mayonnaise et du schinke jambon entre deux tranches de pain.

Le divin prof' d'histoire dans une nef baroque (fas est, de prendre un cliché dans une église mais enfin, celui-ci vaut bien un Milliard...)


La journée touchait à sa fin et cet article aussi, par la même occasion. Mon cher Yannick commençait déjà à regretter l’Allemagne, le pays de ses rêves, si carré et si ordonné. Baptiste, lui, fut une dernière fois mis à l’épreuve par Mme D., entraîné devant la maison rouge de Trèves, pour traduire une ultime sentence latine. Il se souvint alors qu’ante + accusatif pouvait vouloir dire « devant quelque chose », sauf que ce n’était pas le cas ici, ante signifiait simplement « avant ». Peu importe, Mme D. était ravie de ce souvenir fugace.

Nous étions sur le chemin du retour. Le soleil engendrait déjà une nuit plus sombre et moins lumineuse. Ce que nous aura appris cette journée ô combien pédagogique : boire ou traduire, il faut choisir !


NB : nous avons oublié de préciser que le but initial et théorique de cette sortie était de découvrir l’empire de Constantin le grand (Konstantin der Grosse). Merci pour lui…




Finalement, il est bien cet après rasage…




Baptiste & Yannick, Yannick & Baptiste

27 octobre 2007

Mox, updatae novae et multae
(Très bientôt, de nouvelles et nombreuses mises à jour)





Retour, après 3 semaines exclusivement nancéennes, sans internet ou presque...

14 octobre 2007

Et pendant ce temps, Actus Man... (#1)




[...]

13 octobre 2007

De semaines en semaines, de DS en DS



Dans la cour du lycée, aussi déserte qu'elle peut l'être un samedi après-midi vers 14h, je regarde le bruissement des feuilles qui tourbillonnent avec le vent, le soleil déjà hivernal et timide me ragaillardit après quelques heures cloisonné. Ma bosse d'écriture picote, mes doigts sont engourdis, mon estomac me fait comprendre qu'il se sent méprisé. Aucun doute, je sors tout juste des six premières heures de DS d'histoire de cette ann
ée de khâgne. Tout est calme dans la cour, je n'ai pas mon baladeur pour mêler la danse des feuilles à quelques notes fleuries de Zero 7, dommage.


En vérité, je ne suis pas là, dans l'enceinte de ce lycée. Je ferme les yeux et je ne peux être nulle part ailleurs qu'accroché sur le fronton d'une locomotive de TGV, les rails singuliers mais infinis de la voie m'échappent tous, les caténaires se dérobent, tout va trop vite, le vent, terrible, lacère les traits de mon visage, tellement puissant que mes paupières ne laissent qu'à peine entrer la lumière, des vagues de feuilles se soulèvent lorsque le train fend la voie, des feuilles volent, partout, ce sont des copies doubles, des copies simples, des cours de khâgne, peut-être...

J'ouvre les yeux, ce n'est que la cour du lycée, avec ce soleil nonchalant qui bat la mesure des éclaircies et ces feuilles d'automne effleurées par le vent. Pas de TGV, aucune vache qui me nargue, alors que je suis piteusement harnaché sur la machine de tête. Nous sommes khâgneux depuis plus d'un mois et le temps n'est plus seulement rapide ou furtif, il n'existe déjà plus. Tout va trop vite, de gares en gares, de semaines en semaines, de DS en DS : prochaine station, "philosophie", arrêt de 6h, correspondance pour la direction de "sommeil paisible" aura un retard de, une année de khâgne environ...


07 octobre 2007

Billet d’humeur #1 de l’ère khâgneuse (Par Baptiste)

Premier billet d’humeur, enfin… J’ai eu un peu de difficulté à vous le présenter à temps, faute de sujets vraiment intéressants (enfin… façon de parler) et quelques autres raisons pas toutes dépendantes de ma volonté. Mais commençons sans plus attendre ce premier billet d’humeur de la session 2007/2008.


De l’utilité des jeux.
De utilitate ludorum

La reprise assez ardue ayant un peu entamé nos velléités de vivre une deuxième hypokhâgne, il a fallu se résoudre, passé la prime déception (quel joli tour n’est ce pas ?) à trouver quelques jeux pour égayer cet internat qui risquait de s’endormir paisiblement… C’est alors qu’un appel téléphonique de mon cher Yannick éveilla en moi un intérêt croissant. Celui-ci me demandait d’arrêter de manger alors qu’il n’était pas dans la chambre à côté. Perplexe, je l’interrogeai alors sur son don d’ubiquité, avant de m’apercevoir qu’il me faisait des signes de l’autre côté du lycée (nos chambres étant maintenant du côté des salles de cours)… Cela nous inspira immédiatement le jeu de la rentrée : le trouve-moi-dans-les-fenêtres ! Une bataille navale grandeur nature si vous voulez (le nom du jeu est tout de même assez évocateur, non ?)… Nous vous en reparlerons une fois le plan de bataille dessiné, et vous pourrez peut-être vous aussi jouer à trouve-moi-dans-les-fenêtres… ! A signaler aussi le porter de Gaffiot bras tendus, le premier à plier son bras perd. Se joue dans les couloirs de l’internat, à deux trois ou plus. Amusement et crampes garanties !

Moralité : Des jeux, tu inventeras.


HEC VS (H)K


De l’inutilité de la techno.

De inutilitate techno

A nouvelle année, nouveau voisin, et si l’ancien locataire de la chambre 208 était plutôt calme, il n’en est pas toujours de même pour celui de la 207. En effet, certains soirs, vers 23 h une douce musique au son de BOUM BOUM BOUM emplit les couloirs de l’internat et plus spécifiquement MA chambre, les murs étant fins comme du papier à cigarettes. Mon voisin matheux et compréhensif a volontiers accepté de baisser le volume, ce qui malheureusement ne fut pas suffisant. Le night-club de la 207 cessera donc tous les soirs à 23h37, soit l’heure de mon coucher, sous peine de subir mon courroux irrépressible… Désolé pour les amateurs de techno.

Moralité : De la techno, tu n’écouteras pas (en tout cas, pas après 23h37)


De l’utilité du Compte est bon
De utilitate bonae rationis.


Une trière = 30000 drachmes

1 000 drachmes = un bœuf

un bœuf = 25 sesterces

19 sesterces = 35 louis d’or

Calculez le prix d’un Airbus A380 en drachmes. Vous avez une heure.

(Problème donné à la suite d’un DS de Grec de Papi. Merci aux hellénistes survivants pour ce récit.)

Moralité : La réponse, tu ne trouveras pas.


Et pendant ce temps à Vera Cruz : on joue aux cartes comme au casino comme dans Casino, on fait pas comme Ramzy, et je reçois un texte intitulé « De l’inutilité du Voyage » en khôle de Latin (un clin d’œil…?)


Baptiste

06 octobre 2007

Des indiens, des rakhâgnes et des champions

Sage conseil de notre sémillant professeur d’anglais (celui même qui s’exprime dans un anglais rouillé inconnu de la famille royale) : « si j’étais vous, j’irais planter un tipi dans le Larzac ! VOUS NE SAVEZ PAS LIRE ! ». Il est vrai que le coup de l’ours batifolant nu autour d’un feu et jouant avec une lyre, aura sans doute émoussé le pauvre homme ; pas de quoi en faire un motif d’exil dans le Larzac toutefois, il s’agissait juste d’une petite et frivole approximation de traduction, sur le terme greybeard (un vieillard, en réalité). Bien sûr, je ne citerai pas l’auteur de cet étoffement de la transposition, qui n’est autre que Maeva.

Lors de ces deux semaines exclusivement passées à Nancy, j’ai découvert qu’en chaque khâgneux sommeillait un double maléfique et révolté, sorte de daimon de la société du béton et des cités HLM. Laissons lui la parole : [s’imaginer le ton d’un rappeur français quelconque, tout juste sorti de prison] « Nous ne pouvons plus supporter notre statut de vertueux hellénistes/latinistes qui passent leur dimanche avec leur Anatole de compagnie. Ca suffit, quoi ! Nous aussi, nous sommes des rebelles ! On ne crame peut-être pas de voitures, mais tout de même, quoi, on est des rebelles vachement pas contents. Donc, ainsi que nous l’avons décrété, « c’est le dawa ». Nous sommes des révoltés, des insani capitum (fous quant-à la tête), nous sommes des rakhâgnes. Et comme toute rakhâgne qui se respecte, nous rappons. Retenez bien le nom de notre groupe : PTM (Platonique Ta Mère). »

Drôles de bestioles que ces rakhâgnes qui ont débarqué sans sommation à l’internat et en cours, rappant par-ci, rappant par là. Leur premier single, « J’vais t’obliquer comme l’optatif », sera sans doute couronné de succès en attendant leur premier album, « Y a pas d’ousi à Luo » (qui aura quelque retard, en raison d’un problème critique quant à l’accord d’un participe futur…) Il n’empêche que rapper en latin entraîne au thème…

Rakhâgne style.

L’émergence des rakhâgnes n’est pas étrangère à la prolifération des cernes dans nos rangs. Notre championne cernique toute catégorie confondue de l’an passé défend âprement son titre et on se rend bien compte qu’il serait vain de vouloir rivaliser (il faut dire qu’elle est à la cerne ce que Malraux est à la création de citations...). Et que dire de notre bon Roy, encore plus performant que l’an dernier ? La couronne olympique lui revient de droit, sans même avoir besoin de concourir. En effet, pourquoi commencerait-il une dissertation bien avant la date couperet alors qu’il est tellement plus confortable de la finir la nuit du jour après la date couperet et entre midi, le même jour, après 2 longues et salvatrices heures de sommeil ? Indétronable.


Baptiste, pour une fois, derrière l'objectif ; le Roy, capturé.


Visitez aussi les archives de Monkey'z HK :