De l’utilité du choix
(De utilitate decreti)
Il fallait bien se décider, je ne ferais donc pas languir plus longtemps la communauté hypokhâgneuse et lui livre mon choix dans une allocution solennelle.
Chers hypokhâgneux,
De métropole
D’outre-mer
De l’étranger
A la veille de la rentrée 2008, l’heure du choix est venue. L’hypokhâgne a été une année inoubliable tant sur le plan du travail fourni que des gens rencontrés. C’est seulement maintenant que nous pouvons nous apercevoir du plus gros défaut de cette prépa à savoir l’obligation du choix entre la K1 et la K2.
En ce qui me concerne, le choix logique serait de me tourner vers la K1, après l’HK 1.
Mais je ne suis pas homme de logique. Le choix affectif serait d’aller en K2, lieu de glandage un peu plus intensif et dépourvu de latin, d’espagnol et permettant la rencontre d’une prof de philosophie peut-être aussi atypique que le maître de la Koppistique.
Cependant, la K1 dispose elle aussi d’arguments convaincants : M.G. (professeur d’anglais de son état), le divin Pa. (prof d’histoire), l’absence de géographie autoroutière et évidemment mes chers voisins et amis, le Roy et le Duc de 204, plus connus dans le civil sous les noms de Guilhem et Yannick.
Après des nuits de doutes et d’hésitations, je vous livre mon choix : j’ai finalement décidé de tenter le concours de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’ULM, quitte à subir quatre heures de philosophie hebdomadaires et quelques devoirs le samedi, ce qui a d’ailleurs failli m’envoyer en K2.
Mes chers amis, cette année s’annonce difficile et périlleuse, une des grandes interrogations portant sur la langue latine, qui risque de me prendre un peu de mon temps libre ces vacances, si toutefois je parviens à me motiver, ce dont je ne doute guère.
Oui, nous pouvons être fiers d’être hypokhâgneux ! Puissions nous nous reposer quelque peu afin de pouvoir dire haut et fort en septembre : SUMUS ERGO SUMUS !
De l’inutilité des sujets
(De inutilitate Kelcharum)
Voici trois sujets de Français auxquels nous (et peut-être vous aussi) avons pu échapper !
- Sur la poésie :
« Le poète infatigable nautonier de la rive gauche de la Seine, guide sa péniche, luttant contre les flots nébuleux du vers. »
Charles BIDON, 1899
- Sur le théâtre :
« Le premier bateau de l’histoire du monde, à quai, regarde passer les trains du premier acte. »
Phrase retrouvée derrière une liste de course de Marcel PROUST et publiée dans l’annexe d’une édition de la Pléiade de 1940 (300 exemplaires) de A l’ombre des jeunes filles en fleurs.
- Esthétique générale :
« Un chien qui nage c’est beau. »
Phrase attribuée à SAINT JOHN PERSE ou à MALLARME, au choix.
Les personnes étant capables de trouver un plan là-dessus sont priées de se présenter à l’asile psychiatrique le plus proche…
De l’utilité des attaques
(De utilitate attacarum)
Nous aurions incontestablement du être plus incisifs dans nos ouvertures philosophiques… Quelques attaques un peu improbables… ou pas !
- Sur la vérité
« En vérité, la vérité, il n’y a pas de vérité ! »
Jean Claude Van Damme
- Sur l’inné et l’acquis
« Je suis capable du meilleur et du pire. Mais, dans le pire, c’est moi le meilleur. »
Coluche
- Sur la religion :
« Regardez Jésus, il prenait des mots simples, et quand ça se compliquait, il faisait des paraboles. C'est ça, un bon animateur télé. »
Jacques Martin





















