

Retour à l’ordre hypokhâgneux et à l’internat du désordre.

Réalisé sans trucage Menu du jour : * * * * * * * * Vol plané doublé d’une pirouette arrière, atterrissage assuré et hollywoodien hors de la zone de danger : le paquet de feuille vacille, gémit, comme si une infâme bestiole était terrée en son sein. Va-t-il bondir, me rattraper et m’enchaîner à ma table de travail ? Heureusement non, il chancelle encore un peu et se fige, comme du marbre : victoire ! Parmi les photos immanquables, celle-ci. L'affaire est bien bête pourtant : au sortir d'un DS de philo (qui sera d'ailleurs lui aussi figé éternellement dans les esprits... mais "c'est une autre histoire") après donc un DS spinoziste anthologiquement mémorable (achtung, que je n'en attrape pas un à prononcer cela "ontologiquement" pour la "déconne"), bref, vous l'aurez compris, après une acharnée "production de texte en tant qu'être qui se saisit comme substance créatrice", je sors devant le lycée avec mon valeureux Thibaud, qui brave vent et pollution pour se griller une savoureuse cigarette, où nous rencontrons le K., enserrant un gros paquet de copies, les nôtres, encore fumantes. Avec d'autres HK1 présents, le dialogue s'entame, le dialogue se poursuit et quelques accents spinozistes plus tard je lui demande : "Dites Monsieur, je peux prendre le paquet de copies en photo ?". En fier garant du concept d'Esprit hypokhâgneux, il accepte, je n'en doutais pas. Après un cliché assez fade, la portière d'une voiture comme toile de fond, dans un grand mouvement solennel, le K. décide de lever les copies au ciel. Le résultat est saisissant, en route vers l'interprétation des symboles qui se détachent : la grille, le paquet de feuilles... le lampadaire ?! Merci aux détracteurs de l’esprit de mettre en cause son existence, s’ils en parlent c’est bien que, dans la substance, il y a une petite part hypokhâgneuse... Merci à ceux qui ont participé à cette soirée, merci à notre aubergiste, merci à l’internat de Poincaré d’être encore ouvert le samedi, même pour ceux qui ne travaillent pas… et à ses douches d’être encore chaudes ! Je pense que l’on se souviendra encore un moment de cette récréation. Et pendant ce temps à Vera Cruz : Ca : http://parolesdesjours.free.fr/celine.htm, ça http://www.ubu.com/film/celine.html, et puis zou au lit, il est déjà 2h20 !
24 février 2007


Retour à l’ordre hypokhâgneux et à l’internat du désordre.22 février 2007
20 février 2007
On tente bien parfois une approche, la prudence portée à son paroxysme pour se prémunir contre toute attaque insidieuse, on tâte l’édifice du bout du doigt puis on se décide à soulever une feuille où deux… Horreur ! La nouvelle d’anglais à travailler pour la rentrée ! Vite, il faut s’extirper de cette embuscade, on le savait pourtant, que ça sentait le roussi !
Bestiola celeritate exterminanda sunt
(Les bestioles sont [devant être] exterminées, vite)
(PS : bestiolum, i,N)19 février 2007
Le Roy...
Edit : Voilà une réplique qui me revient, entendue dans le couloir de l'internat peu avant le congés ; bien sûr, elle émane de mon cher B. :
-"G., tu es le chantre de la procrastination !"
(comprenne qui comprendra)
=)17 février 2007

Je ne sais d’ailleurs pas à quoi je pense lorsque je roule, sans doute à rien de précis, rien de très important ; peut-être au prochain virage à négocier entre les souches ou à ce crétin d’automobiliste qui va me frôler en me dépassant. Je ne sais pas. C’est sans doute cela qu’on appelle « se vider la tête. »
Libérer le corps, libérer l’esprit, tout aussi indispensable que le petit latin, tard le soir. Alors à chacun sa manière de procéder, pour le latin, comme pour l’esprit…13 février 2007

Genèse de LA photo à faire
Aujourd’hui, j’ai mangé une pizza. Et peut-être demain aussi, je ne sais pas. Pourtant, nous ne sommes pas vendredi. Oui, mais je suis en vacances, me rétorque-je à moi-même. Je peux donc m’autoriser cet écart de conduite. CQFD. Vacances, mot enchanteur s’il en est, permettant d’exploser des records de sommeil, de détente, de repos, de sousménage (l’opposé de « surmenage », pas difficile à deviner non ?)… (Le premier Yannick qui vient ici me dire que je suis en vacances perpétuelles, je l’étripe tellement cette réaction est petite et prévisible.) Retour donc du billet d’humeur. Comme d’habitude, trois sujets, des titres en latin pour ton plus grand plaisir, cher lecteur.
De l’utilité du plan de mon exposé.

De l’inutilité des questions
Comme quoi, j’aurais pu mettre en parallèle les ressemblances frappantes entre l’œuvre Spinoziste et Spizziste afin, non pas de comprendre ou d’expliquer mais pour tenter de saisir ce que je pouvais dans la substance de Spinoza afin de le resubstancialiser sur la feuille. C’est plutôt clair non ?
Moralité : En HK, tu t’amuseras.11 février 2007
10 février 2007

Une pensée tout particulière pour tous mes collègues hypokhâgneux, où qu'ils soient en France, qui contribuent à la blogosphère hypokhâgneuse :) (sans aucun doute, ils se reconnaîtront ) N'hésitez pas à laisser ici l'adresse de votre "blogue" hK ;)04 février 2007
Je suis le type même de l’obséquieux, qui essence immodérément son prof de philo’ lecteur de ce blog, en clamant haut et fort : « Oui, j’aime souffrir, je ne suis plus fait que de chair, d’encre et de livres »
Et surtout, mon érudition est grasse et pompeuse, je m’en vante et je l’étale ; « Oui MOI je traduis Tite Live, MOI je règne sur la connaissance, MOI je deviens un vainqueur enragé et indestructible ».
Je suis en hK, oui, et je suis fier d’y être, où serais-je mieux qu’ici ? Je suis en hK et je me sens hypokhâgneux, on y voit, on y entend des choses renversantes et fantastiques, laissez moi douter qu’on puisse en voir de pareilles ailleurs. Je suis en hK et je persévère enfin dans ce que j’aime. Je ne dis pas que c’est mieux qu’ailleurs, je dis simplement que c’est différent ici.
L’esprit hypokhâgneux, ce n’est rien d’autre, strictement rien d’autre que cela.
Je joue de cet esprit, je l’accorde volontiers. Mais alors, à savoir qui sont ceux qui ont l’esprit, qui sont ceux qui ne l’ont pas, j’ai compris qu’il n’était pas question de tergiverser en ce point.


L’hK, mon péché mignon…03 février 2007
Un vendredi soir après les cours. Une chambre d'internat. Trois hellénistes. O. et Y. regardent Le Roy préparer son sac.
Y (inspiré) : qu'est ce que vous pensez de la devise "Nous souffrons ensemble, nous mourons ensemble" ? C'est bien ça, pour désigner des hellènistes, non ? Il faudrait la traduire en grec... (perplexe) Non ! En latin plutôt, prudence !
O : Bah ! "Mourir" c'est "necare" donc necamus !
Le Roy (décidé): Non, faut prendre "moritari" ! C'est César qui l'utilise ce verbe, attendez, c'est César tout de même !
O : Pffff, César !
Le Roy (réfléchi) : Et puis on prend euh... patior pour "souffrir" donc "patimus" !
O (moqueur) : PATIMUR ! C'est déponent !
Le Roy (résigné) : Ahh oui... c'est déponent patior...
O : Et comment on dit "ensemble" ?
Y (dubitatif) : Attends, je cherche dans l'Edon...
O : Prends le Gaffiot non ?
Y(sarcastique) : Ah oui gros malin, et je regarde sous quel nom dans le Gaffiot ! "Ensemblum, a, um" ?!
[...]
(ou "éthique pneumatique pour physique abyssale")
Nous avions donc encore moins "pas compris" que d'habitude, d'habitude où nous ne comprenions déjà pas grand chose.
Et là, votre esprit averti de lecteur vous pousserait à me dire : "en toute logique, un canot pneumatique en forme d'Ethique est inconcevable, ce serait couler immédiatement" L'Ethique n'est pas une physique pneumatique mais pondérale ! (l'Ethique est une physique, je vous assure). Alors je pourrais rétorquer quelque pensée hellènistiquement hypokhâgneuse, avec l'image du "pneuma" en tant que souffle, esprit... (mais on me reprocherait encore de tomber dans l'essence du pédantisme). Bref, une grande question se pose alors : comment pénétrer le système spinoziste sans visiter nos fameux abysses ? Grande question en effet.