A l’horizon
L’internat est maintenant vide de ses khâgneux, je ferme une dernière fois la porte de ma chambre en synchronisation parfaite avec Baptiste. Hier, c’était la dernière douche, et le dernier ceci, le dernier cela. Et les dernières errances de l’objectif à travers les murs secrets du lycée. Je voudrais rapporter une anecdote croustillante, comme aux grandes heures, mais je n’en trouve pas, je n’en trouve plus. La khâgne, totale, mourante et défigurée, expire enfin.
Ultime soirée, dans les Vosges et parmi les Vosgiens. Les khâgneux sont là, presque tous. 3h du matin, on se dit « au revoir, à bientôt » sans croire que l’on prononce vraiment ces paroles, sans croire que c’est bien un « au revoir ». Le chemin unique, soudé pendant deux ans, implose en une multiplicité de trajectoires. Merci, merci à vous tous ! Merci à vous, lecteurs, à vos commentaires, à vos mails, à vos encouragements. Et merci, surtout, à vous qui êtes la matière ce blog, mes amis khâgneux, mes khâmarades, tous ces mots et toutes ces photos existent grâce à vous…








Il aurait pu y avoir un « Monkey’z (h)K3 » dans l’optique d’une année de khûbage. Il aurait pu y avoir un « Monkey’z Semper HK », comme je l’avais pensé, mais je n’ai guère envie de me résigner à la commémoration d’une époque révolue. Il n’y aura pas de déshypokhâgnisation à la manière d’une déstalinisation : tout est bien là et le restera. En revanche, il est fort probable que nous poursuivions « Monkey’z (h)K », en publiant des textes sur la réinsertion des khâgneux dans le monde des vivants. Il serait également dommage de ne pas faire profiter les lecteurs fidèles et rôdés à la mythologie du blog de nombreux écrits et photos encore inédites (car il y en a un bon paquet).
Et nunc ? Baptiste va semble t-il couler des jours paisibles en Lettres Modernes à la fac de Nancy tout en digérant les thèses médicales du Docteur Destouches, alias Louis Ferdinand Céline ; mais il le dira mieux que moi. Quant-à moi, j’ai demandé un transfert de dossier à Paris IV en Lettres Classiques : mais cela, c’est une autre histoire !
5 Comments:
J'ai appris que Paris IV avait fusionné (FUUUUSIOOON) avec la fac de lettres de Nancy et celle de Besançon, lieu choisi pour implanter la nouvelle structure . Donc, à bientôt ;-)
pffff mais si c'est vrai.
Maeva qui ne hait point (litote) les roux ( même si les légendes sont vraies ....)
C'est beau Besançon, il faudra visiter ;)
Les légendes sont tenaces.
Vive Jacques Reda !
PS : (rubrique une idée à la con pour Maeva) J'étais au marché de la poésie place Saint Sulpice à Paris et j'ai été étonné par le nombre impressionnant de petits éditeurs qui publient des poètes inconnus (mais tous amis de G. de Besançon ! certainement) Et là, franchement, je me dis que Bouyroff mériterait d'être édité...
ouf, ce blog ne mourra donc pas !
Il n'est pas encore mort... mais il faudrait que je me décide à écrire !
Ohhh.
Ce foutu sentiment d'aurevoir.
On n'y croit pas, ça vaut rien sur l'instant.
C'est juste en se réveillant le lendemain, on émerge et ça prend au plus profond de soi, ça mord, ça mord fort.
Mes adieux au lycée, à ma classe, à notre troupe de théâtre, je les fais en me disant qu'il faudra sûrement les réitérer à la fin de Poinca'....
I hate farewells.
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