Billet d’humeur #3 (Par Baptiste)
Pour une fois que je réussis à trouver trois titres sans problème, je n’allais pas rester inactif trop longtemps et vous propose donc ce troisième (chiffre sacré) billet d’humeur, un peu plus d’un an après ma première collaboration sur le site, un 12 novembre 2006 qui restera dans l’histoire…
De l’utilité du chaman
De utilitate Chamani
Pour comprendre ce titre énigmatique, il faut avant tout préciser que notre émission préférée, Le droit de savoir, a récemment consacré une émission exceptionnelle aux chamans, guérisseurs, etc… Avec des chiffres surprenants (95 % des Français auraient recours à un magnétiseur, 20 millions d’entre eux soignent leur cancer avec des tisanes...) et évidemment d’une impartialité journalistique incroyable, ce « documentaire » nous a fait passer un bon moment. L’occasion pour nous de rêver à des professeurs chamaniques :
- Le chaman K. qui soigne OU BIEN par la pensée OU BIEN par les textes.
- La prêtresse du Latin, avec qui vous pouvez apprendre n’importe quelle déclinaison.
- Le magnétiseur historique, dont le puissant fluide déforme toutes les dates.
- Le gentil mage G., faiseur de plans, ses pouvoirs surpuissants peuvent tirer n’importe quel plan du néant ou il était enfermé. Attention : ne marche cependant que pour des plans du type : 1) A-B-C, 2) A-B-C, 3) A-B-C…
De l’inutilité de la serviette
De inutilitate togam douchi
Autre réjouissance récente, celle du Beaujolais nouveau qui nous a permis de découvrir un EC (traduire : élève de prépa éco) dans les douches, suppliant qu’on lui ramène sa serviette qu’on lui avait précédemment dérobée. Nous avons évidemment été étonnés de trouver une telle animation à cette heure (il devait être près de 23 heures) mais pas mécontents d’y voir une bande d’économistes (les mauvaises langues diront épiciers) rieurs, qui n’ont évidemment pas oublié de profiter de l’occasion pour rendre sa serviette au malheureux cobaye de la piquette nationale française.
De l’utilité d’écrire Perec
De utilitate scribere Perec
Pour clore ce billet d’humeur de la meilleure des façons, un petit extrait du rapport de nos vénérables et vénérés correcteurs de la rue d’Ulm :
« Ces erreurs trahissent, au mieux, une culture de seconde main, au pire de graves ignorances : on confond Jean-Pierre Richard (le critique) et Pierre Richard (le comédien) ; Gérard Genette et Jean Genet, dont on fait l’auteur de Pallympsestes (sic). On cite Les Colches de Bâal, Umberto Ecco, Georges Pérec… »
Ce rapport trahit, au mieux, un pointillisme de première main, au pire une grave tendance psychosomatique à voir le mal partout dès qu’un élève écrit Pérec au lieu du Perec consacré. Je suggère donc au jury de jeter les copies présentant plus de deux fautes d’orthographe (accents compris) à la poubelle lors du prochain concours, et de ne pas communiquer sa note (de toute évidence désastreuse) au cuistre qui ose être inattentif…
Et pendant ce temps, à Vera Cruz :
Deux vidéos surprises, et une chanson chère au Dieu de l’histoire.
Un beau théma, vendredi soir sur Arte.
A suivre…














