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Monkey'z (h)K v.2.0

Bienvenue sur ce blog (hypo)khâgneux ! Vous y trouverez des Gaffiot, des Bailly, des références à Jean Pierre Richard, de la souffrance intellectuelle, de la procrastination [...] et surtout, des Khâgneux. "Des khâgneux hyperboliques, de beaux khâgneux" (le K.)





28 novembre 2007

Billet d’humeur #3 (Par Baptiste)

Pour une fois que je réussis à trouver trois titres sans problème, je n’allais pas rester inactif trop longtemps et vous propose donc ce troisième (chiffre sacré) billet d’humeur, un peu plus d’un an après ma première collaboration sur le site, un 12 novembre 2006 qui restera dans l’histoire…


De l’utilité du chaman
De utilitate Chamani

Pour comprendre ce titre énigmatique, il faut avant tout préciser que notre émission préférée, Le droit de savoir, a récemment consacré une émission exceptionnelle aux chamans, guérisseurs, etc… Avec des chiffres surprenants (95 % des Français auraient recours à un magnétiseur, 20 millions d’entre eux soignent leur cancer avec des tisanes...) et évidemment d’une impartialité journalistique incroyable, ce « documentaire » nous a fait passer un bon moment. L’occasion pour nous de rêver à des professeurs chamaniques :

- Le chaman K. qui soigne OU BIEN par la pensée OU BIEN par les textes.
- La prêtresse du Latin, avec qui vous pouvez apprendre n’importe quelle déclinaison.
- Le magnétiseur historique, dont le puissant fluide déforme toutes les dates.
- Le gentil mage G., faiseur de plans, ses pouvoirs surpuissants peuvent tirer n’importe quel plan du néant ou il était enfermé. Attention : ne marche cependant que pour des plans du type : 1) A-B-C, 2) A-B-C, 3) A-B-C…

Moralité : En Khâgne, des chamans tu croiseras.


De l’inutilité de la serviette
De inutilitate togam douchi

Autre réjouissance récente, celle du Beaujolais nouveau qui nous a permis de découvrir un EC (traduire : élève de prépa éco) dans les douches, suppliant qu’on lui ramène sa serviette qu’on lui avait précédemment dérobée. Nous avons évidemment été étonnés de trouver une telle animation à cette heure (il devait être près de 23 heures) mais pas mécontents d’y voir une bande d’économistes (les mauvaises langues diront épiciers) rieurs, qui n’ont évidemment pas oublié de profiter de l’occasion pour rendre sa serviette au malheureux cobaye de la piquette nationale française.

Moralité : Aux EC, ta serviette tu ne confieras pas.


De l’utilité d’écrire Perec
De utilitate scribere Perec

Pour clore ce billet d’humeur de la meilleure des façons, un petit extrait du rapport de nos vénérables et vénérés correcteurs de la rue d’Ulm :

« Ces erreurs trahissent, au mieux, une culture de seconde main, au pire de graves ignorances : on confond Jean-Pierre Richard (le critique) et Pierre Richard (le comédien) ; Gérard Genette et Jean Genet, dont on fait l’auteur de Pallympsestes (sic). On cite Les Colches de Bâal, Umberto Ecco, Georges Pérec… »

Ce rapport trahit, au mieux, un pointillisme de première main, au pire une grave tendance psychosomatique à voir le mal partout dès qu’un élève écrit Pérec au lieu du Perec consacré. Je suggère donc au jury de jeter les copies présentant plus de deux fautes d’orthographe (accents compris) à la poubelle lors du prochain concours, et de ne pas communiquer sa note (de toute évidence désastreuse) au cuistre qui ose être inattentif…

Moralité : A Ulm, Pérec tu n’écriras pas.



Et pendant ce temps, à Vera Cruz :

Deux vidéos surprises, et une chanson chère au Dieu de l’histoire.





Un beau théma, vendredi soir sur Arte.




A suivre…





25 novembre 2007

L'envolée des sesterces

En quête de pâtes pour nourrir un samedi soir, le Roy et moi-même nous lançons dans les rues si bien connues de Nancy. Il est 19h30, heure innocente, les finances royales au plus bas demandent en urgence un retrait de sesterces à un distributeur automate. Nous parlons du cours de grec de la veille, des joies de l'optatif aoriste thématique moyen. Le Roy effectue son opération, la machine grince, crache les sesterces en le remerciant pour son sérénissime retrait ; alors qu'il se saisit des billets, je vois du coin de l'oeil deux silhouettes floues qui s'avancent à toute vitesse, accélèrent et puis, je sens passer un souffle. Le Roy peste, incrédule, les sesterces ne sont plus entre ses doigts mais entre les mains grasses des sacripants déjà 20m plus loin, s'enfuyant sans vergogne. Nous restons interdits, de longs, très longs dixièmes de seconde ; alors que peut-être il aurait fallu faire quelque chose, nous nous posons des questions. Incroyable ! Impossible ! Ces petits cons sont loin, comment aurions-nous dû réagir ?

Inimaginable, pareille mésaventure nous arriver à nous, khâgneux naïfs, dans ces rues cent fois arpentées où nous nous pensions en parfaite sûreté ! La séreinté est brisée, la réalité souillée : car il semblerait bien qu'il y ait un marécage infecté au-delà de la littérature, des arts et du grec : ne serait-ce pas le monde trivial, le monde réel, bassement réel ? Et nous alors, dans quel monde évoluons-nous ? Moralité : ne sors jamais désarmé, sans ton Gaffiot...

24 novembre 2007

Le Grand Khâos Organisé

Au bord de l’effondrement, déjà affaissé de toutes parts et agité pas des remous, le site était fermé au public et cadenassé. « Trop dangereux et ne respectant pas les règles élémentaires de sécurité », voilà la conclusion du rapport des inspecteurs dépêchés par l’OICO (Organisation Internationale du Khâos Organisé). Plus aucun point de la surface n’était stable, le sous sol miné par des galeries et des enchevêtrements faits de cascades de livres, de stylos, de tasses avec des fonds de café près d’être asséchés, de brouillons par piles qui proliféraient comme des termites (savait-on encore où poser la main sans chuter et être aspiré par ce labyrinthe gigantesque, pour toujours ?) et en outre, plus un centimètre carré de cet espace n’était utilisable, car trop de monticules et d’autres sommets plus acérés encore empêchaient de poser à plat tout travail. Selon les termes de notre Roy, il eût suffit de toucher à peine une feuille pour que l’une des montagnes à l’autre bout du massif s’affaissât, s’ébranlât et engloutît toutes les collines alentours.


La situation était désespérée : un DS de théâtre devait pourtant être préparé ici même, sous la menace de l’implosion de ce sol creux, percé et rongé de tous côtés…

Il fallait un mirâcle…

Alors, sur son Gaffiot tonnant, sévère mais majestueux, providentiel mais humble, Actus Man, fendit ce marécage fragile et informe ! Il harangua, rangea et arrangea longtemps ce bureau indocile, qui avait glissé sur la pente de l’anarchie, quittant le sillon du Grand Khâos Organisé. Mais il n’y avait qu’un pas entre ces deux extrêmes…



Et notre héros créa un ordre nouveau, un ordre qui permettait à la préparation du DS de théâtre de s’étendre sur une surface solide et sûre. Plus d’excuse donc, pour que les pièces, les essais critiques et les notes précises, symboles la conquête du théâtre par le khâgneux, ne colonisent cet espace vierge. Et zut, plus d’excuse pour bosser le théâtre…







23 novembre 2007

15h21

Esprit courbaturé. Sonnerie qui crispe le couloir de l’internat, sommeil, malaise, pensées froissées encore enrobées de rêves violents et brumeux d’une sieste trop courte et trop longue à la fois. Mon réveil n’a pas fonctionné, il a dû percevoir ce que je voulais vraiment : dormir, toutes les heures de tout un jour. Encore du grec. Optatif oblique. Mentalement, j’allume ma bouilloire, remplis une tasse avec beaucoup de café et peu d’eau. Ne pas abandonner ces draps où je suis enchaîné : qu’on m’enchaîne ! Mais les derniers verrous sautent et mes pieds touchent le sol : nous sommes vendredi après-midi et je viens de quitter, de fuir, la sieste de lundi, sans cesse différée, de jour en jour… Je crois que je dormirai une autre année ; et de toute façon, mon capital épargne sommeil m’assure une retraite paisible.

En khâgne, il ne fait jamais nuit, on se couche toujours le lendemain, très tôt le matin…

Quel personnage symbolise le khâgneux ? Lequel incarne la version de grec (ou de latin, ou de ce que vous voulez) ?


17 novembre 2007

De l’ontologie, des cow-boys, et des buissons fallacieux



Dans le Far West de la philosophie, il y a bien sûr le bon, la brute et le truand. Tâchons de nous faire ou bien bon ou bien truand pour gruger la brute, entrer par une porte dérobée dans le saloon et capturer une note de dissertation convenable, ontologiquement convenable (eh oui, cet article concerne la philosophie, il faut par conséquent de nombreuses occurrences au terme « ontologique »). Mais la brute est plus maligne qu’elle voulait bien le montrer et nous expulse manu militari du saloon des exemples. Impossible donc, d’appeler au secours le sheriff spinoziste qui fait autorité ; face contre terre, écrasés dans la poussière, nous voyons l’ombre d’un petit buisson aristotélicien entraîné par un souffle, qui passe, nous riant au nez. C’est décidemment un bien mauvais western. L’action principale : se battre encore et encore dans des duels acharnés afin de manger un peu moins de poussière que lors de la défaite précédente : ainsi se définit le progrès en dissertation de philo’. Telle est la loi à l’Ouest de la koppistique, feu discipline philosophique d’hypokhâgne ; en khâgne, un nerveux de la gâchette qui dégaine et nous plombe à coup sûr, impitoyable.

Au gré du vent, le cri aigu, agonisant et régulier d’une porte rouillée, arrive à mes oreilles, moribondes et pleines de l’amertume de la poussière sablonneuse de la rue. Ce son perçant s’élève en fait des mécanismes de ma réflexion philosophique, qui se réveille péniblement sous sa propre couche de rouille. Tout de même, on est bien, là, affalés, sur le sable bouillant du parking du saloon. Mais il faut déjà se relever, toujours se relever, voilà la brute qui n’en a pas assez de son winchester crachant des appréciations rouges sang et qui revient aux commandes d’un corrigé féroce, prêt à nous piétiner, impitoyablement. L’an passé, c’était beaucoup plus beau de ne pas comprendre. Presque mystique. Maintenant, on mord la poussière.


Sans doute, Lucky Luke khâgneux aurait été optionnaire philo’…


Bônus : la plus belle attaque d'introduction de tout le Grand Est (sujet : "autrui est-il un autre moi-même") Merci Maeva ! : )

"S'il est autre moi-même, moi seul pourrais le reconnaître et lui le pourra réciproquement mais qu'à partir de cette origine que je lui aie fournie, soit ma conscience, ce qui fait de moi un sujet autrement dit. "

11 novembre 2007

Billet d’humeur #2 (Par Baptiste)

C’est perdu au beau milieu de cours d’histoire et d’une photocopie d’une antique version latine de concours que je lâche ma Nintendo DS pour vous écrire ce deuxième billet d’humeur de l’année, ayant enfin quelque inspiration…


De l’utilité d’être gentil
De utilitate benevolentiae

N’en déplaise à notre nouveau prof de philo, pour qui une classe doit avant tout être maîtrisée grâce à la peur inspirée par sa première rencontre avec le magistère ; il faut tout de même reconnaître que le professeur de Français de cette Khâgne Classique (dite Khâgne étoile) possède un potentiel de bienveillance apparemment inépuisable. C’est ainsi que lors de la restitution de la première dissertation, nos copies étaient constellées de remarques assez appréciables. Jugez en vous-mêmes :

- Recevable
- Très bien exploité
- Bien maîtrisé
- Introduction réussie
- Argument de haute volée
- Je n’aurais pas fait mieux
- Cette dissertation est assurément l’ébauche d’un futur essai critique de votre part (voici les coordonnées de mes maisons d’éditions préférées….)


J’exagère sans doute un peu mais il faut avouer que nous ne sommes pas loin de la réalité et qu’il est fort agréable (ou pas fâcheux du tout) de voir que la pertinence d’un de ses arguments est reconnue. Merci Monsieur G.


Moralité : Gentil avec tes élèves, tu seras.


De l’inutilité du sommeil
De inutilitate dodorum


Vous y avez vraiment cru ? Comment ça, je n’ai pas besoin d’aller dormir… ?? Il est 1 heure du matin et il me reste un commentaire d’anglais à bâcl…. euh à faire. Alors je passe sur cette proposition pour cette fois, après dans LE L’Ethique, Spinoza s’accordait bien le droit de faire court.


Moralité : Dans une heure, tu dormiras.


De l’utilité des loisirs
De utilitate otiose


J’ai eu l’occasion de démontrer l’utilité des loisirs dans cet internat à de nombreuses reprises. Mais avec le frigo qui est arrivé dans mon ancienne chambre (nous vous en reparlerons très prochainement), j’ai moi aussi décidé de passer à la vitesse supérieure en faisant l’acquisition d’un récepteur TNT pour mon PC portable. Avec mon cher Guilhem avec qui je partage l’honneur d’être un Grand Admissible (je ne donnerais pas d’explications avant le concours, désolé Yannick), nous pourrons profiter du cycle Kubrick ce jeudi sur ARTE mais aussi du fabuleux « Droit de Savoir » sur TF1 que tout l’internat attend avec impatience… Nous vous relaterons bientôt nos aventures télévisuelles…


Moralité : La TNT, tu installeras.


Pendant ce temps à Vera Cruz : je défais ma valise, ma valise se défait, je suis défait par ma valise...

07 novembre 2007

Le front, l’artillerie, la troupe et caetera…

(Variante : la Khâgne, le café, les khâgneux et tout ça…)



Des incertitudes, de la souffrance, de nouveaux défis, de la décônne : c’est reparti pour quelques semaines enfermé dans la prison la plus dorée et la plus ouverte sur le monde. Je vous épargne la traditionnelle et quasi-institutionnalisée métaphore militaire de pré-rentrée (pré-rentrée OU BIEN fin de « congés » OU BIEN ce que vous voulez) et ce n’est pas faute de ne pas avoir envie de tisser des phrases faites de pluies d’obus philosophiques après des salves de versions grecques destructrices et de contre-offensives khâgneuses qui se brisent sur des dissertations fortifiées, et de mitraille et encore d’obus et de tranchées et de front et de blindage et d’artillerie de 75mm… Non, rien de tout cela. Il n’empêche que ces dix jours de permission sont d’ores et déjà submergés sous les tonnes de travaux et d’échéance à venir : malheur à celui qui n’aura pas fréquenté Tacite et toute la bande plus que le coton de son oreiller, malheur à celui qui n’aura pas englouti des dizaines de tasse de café en attaquant les polycopiés d’Histoire : maudit, je le serai donc un peu.

Mais d’autres interrogations, inédites et ô combien (hypo)khâgneuses, détournent mon esprit de l’idée de cette damnation éternelle : quel adaptateur TNT pour PC séduira Baptiste ? Pourrons-nous regarder en direct de l’internat, le délicieux Droit de savoir, la seule émission pas racoleuse du tout ? Où se tiendra la prochaine Boucherie ? Nous déciderons-nous à enfin conserver un exemplaire du savon chinois, le Wang Hong, souvent abandonné à lui-même dans NOS cabines de douche par un étourdi chinois ? Arriverons-nous sur les genoux de Papa Noël la chair à vif, transpirant le sang et épuisés à mort ? Que de questions, que de suspense !

En route…


Le titre qui convient à cette série de clichés : La marche des GA ou bien L'envolée des Grands Admissibles. Pour de plus amples précisions à propos du concept de Grand Admissible (GA), suppliez Baptiste de "billetiser"...

06 novembre 2007

Et pendant ce temps, Actus Man... #2



... en découd avec Tacite l'elliptique.

« Tacite ! Tu me casses les bonbons [avec] tes sous-entendus ! Si tu persistes, bouzeux de tardif, j’te fracasse [à un point tel] que tu seras [devant être] semi déponent » (source épigraphique, V, 119a)


Avant mercredi, Actus Man doit encore laver sa toge, réviser ses discours ainsi que son direct du droit, pour persuader/convaincre autrement que par le verbe. En bref, et comme à peu près tout le monde dans le royaûme khâgneux et au delà , Actus Man, il est franchement à la bourre...

04 novembre 2007

Gaffiot 2.0

Cette idée qui fera date nous est venue à l’interclasse d’un cours, comme d’ailleurs beaucoup d’idées qui feront date. C’était si évident, pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt dans notre cursus de Lettres Classiques ? Il s’agit, tout bêtement, de se relier à son Bailly ou Gaffiot au moyen d’un câble USB, de cliquer sur sélectionner tout et d’opérer le transfert. Idée géniale, idée révolutionnaire ! Seul léger et minuscule détail, vous vous en doutez, nous ne sommes pas nés fichés d’un port USB et le Gaffiot non plus, n’a pas émergé du chaos avec une pareille extension (sauf peut-être le Gwan Fio, le Gaffiot pirate plagié par les chinois, et encore…). Pestons contre la Nature (ou bien Dieu, ou bien la Substance, ou bien Ce Que Vous Voulez) qui a mal fait les choses, dès le départ.

Ainsi tomba en désuétude notre projet. Pas de ou bien / ou bien qui tienne cette fois-ci, nous sommes condamnés à copier manuellement les données, une par une : Windows vous informe que cette opération peut prendre plusieurs années.

Serai-je un jour bon en latin, en grec, en latin et en grec ? Paradoxe khâgneux, cette tâche qui devrait m'occuper tout entier n’oriente que quelques heures par semaine de mon temps, entre tous les autres « impératifs khâgneux ». Devons-nous pour autant bénir la fac qui offre gracieusement son emploi du temps à un champ restreint de compétences ? Grande question. Comme nous avait dit notre cher K., LE K., à Baptiste et moi-même, peu après la rentrée khâgneuse : « si on a le temps de faire les choses, les fait-on pour autant ? ». Pour sûr, ce problème koppistique va me poursuivre toute ma khâgne durant : moins on dispose de temps pour entreprendre des choses, plus on projette d’en entreprendre. C’est une tension et une envie permanente et c’est un peu cela la khâgne. Et il faut avouer qu’avec un hypothétique port USB, le transfert des données serait tout de même moins mârrant…


[ à voir ]

03 novembre 2007

Achtung !


Instant volé à la nature qui perd son vêtement, au détour d’un sentier qui s’était avéré pas praticable du tout. Il y a des lieux où ne souffle pas l’esprit, alors je me contentais de guetter le moindre frisson dans le sous-bois en attendant le preux sanglier qui voudrait bien m’embrocher et m’éviter ainsi la gueule de bois d’avant rentrée : zut, j’ai pas fais ça, ça et ça… Mais la désirée bête rédemptrice ne pointa pas le bout de son museau et je devais retrouver mon agenda plus tard dans l’après midi. Ultime tentative désespérée, une descente boueuse négociée par mon destrier d’alu, aussi glissante qu’une version de Démosthène mais pas aussi mortelle, il faut croire, car je m’en sors parfaitement. Heureusement, je pénètre bientôt dans une forêt où une pléiade de panneaux accrochés à des arbres dénudés martèlent « ACHTUNG ! CHAMP DE TIR ! » : je tiens ma chance ! Adieu agenda, adieu version anglaise, adieu Barthes et Planétarium de Nathalie Sarraute ! Mais je quitte ce sentier sans encombre, une nouvelle fois : décidemment, l’Esprit khâgneux s’acharne, s’accroche à moi malgré tout. Preuve qu’on mourra en khâgne ou bien on ne mourra pas…

Je remarque que nous ne sommes plus qu’en deuxième position sur Google lorsqu’on recherche « traumatisme hypokhâgne ». Zut.

Et vite, retrouver mes khâgneux...
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